Par deux fois en l’espace d’une semaine, Nicolas Sarkozy a du faire face à son impuissance. Impuissance à résoudre les problèmes des Français sur TF1, et impuissance à influencer la justice comme il l’entend dans l’affaire Clearstream.
Sur TF1 d’abord. Le Président du pouvoir d’achat, reconnu pour son volontarisme politique, se présentant dès qu’il en a l’occasion comme celui qui agit, a fait preuve d’une impuissance déboussolante face aux onze Français présents sur TF1. Dès le début de l’émission, Nicolas Sarkozy n’a pour seule réponse face à cette jeune diplômée au chômage que cette phrase « c’est la crise ». Ce président d’habitude si prompt à faire propositions sur propositions, réforme sur réforme, n’avait rien d’autre à répondre. Pour trouver un boulot, il faut de la croissance. Mais là, c’est la crise, alors tant pis pour toi…
Une fenêtre d’espoir s’était ouverte lorsque l’employée d’un supermarché se plaignait de son salaire trop faible. Nicolas Sarkozy a alors brandi SA solution, cette mesure phare de son quinquennat issue du fameux slogan « travailler plus pour gagner plus ». Votre salaire est trop bas ? Faites donc des heures supplémentaires ma bonne dame ! Sauf que, manque de chance, la bonne dame lui coupe l’herbe sous le pied : « Mais moi je veux bien faire des heures supplémentaires, c’est mon patron qui ne veut pas ! ». « Hein ? Quoi ? Comment ça vot’ patron veut pas ? M’enfin, il a rien compris le bougre ! Il paye pas de taxe sur ces heures supp’ alors pourquoi il veut pas ? » Evidemment, le président nous fait son numéro de démagogie habituel. « Tu vas voir, je vais l’appeler moi ton patron ! Je vais lui expliquer la vie ! Crois moi, tu vas en bouffer des heures supp’ ! ». On imagine le choc pour le président. LA mesure phare du quinquennat ne fonctionne pas. On résume : pas de solution face au chômage (si ce n’est attendre que la gentille croissance revienne), et une solution plus que bancale pour le pouvoir d’achat.
Bilan de la soirée, Nicolas Sarkozy avait réponse à tout mais n’avait de solution pour quasiment aucun des problèmes soulevés par les onze Français. Les téléspectateurs auront pu noter qu’il connait les dossiers. Il aura droit à une image et peut-être même un petit bisou de Carla sur le front. Quant aux Français, ils peuvent être fier d’avoir un Président capable de gagner à Questions Pour Un Champion. En attendant, qu’ils souffrent en silence. Il ne faut pas gâcher le moment de joie qui attend le Président le jeudi suivant ! A moins que…
A moins que la justice n’ait décidé de s’affranchir des velléités présidentielles. Si Nicolas Sarkozy a effectivement la possibilité de peser de tout son poids sur le parquet (qui dépend, rappelons-le, de la Garde des Sceaux), il reste impuissant face aux juges, qui ont décidé de faire leur métier, tout simplement. Et ce jeudi 28 janvier, le Président a eu droit au pire cadeau d’anniversaire qui soit : Villepin est relaxé ! L’humiliation absolue pour Nicolas Sarkozy qui s’était acharné depuis 5 ans à répéter à tout bout de champs – quitte à défier la présomption d’innocence dont il est le garant – que Villepin était le coupable, que lui était la victime, et que la justice le prouverait.
Sur TF1 d’abord. Le Président du pouvoir d’achat, reconnu pour son volontarisme politique, se présentant dès qu’il en a l’occasion comme celui qui agit, a fait preuve d’une impuissance déboussolante face aux onze Français présents sur TF1. Dès le début de l’émission, Nicolas Sarkozy n’a pour seule réponse face à cette jeune diplômée au chômage que cette phrase « c’est la crise ». Ce président d’habitude si prompt à faire propositions sur propositions, réforme sur réforme, n’avait rien d’autre à répondre. Pour trouver un boulot, il faut de la croissance. Mais là, c’est la crise, alors tant pis pour toi…
Une fenêtre d’espoir s’était ouverte lorsque l’employée d’un supermarché se plaignait de son salaire trop faible. Nicolas Sarkozy a alors brandi SA solution, cette mesure phare de son quinquennat issue du fameux slogan « travailler plus pour gagner plus ». Votre salaire est trop bas ? Faites donc des heures supplémentaires ma bonne dame ! Sauf que, manque de chance, la bonne dame lui coupe l’herbe sous le pied : « Mais moi je veux bien faire des heures supplémentaires, c’est mon patron qui ne veut pas ! ». « Hein ? Quoi ? Comment ça vot’ patron veut pas ? M’enfin, il a rien compris le bougre ! Il paye pas de taxe sur ces heures supp’ alors pourquoi il veut pas ? » Evidemment, le président nous fait son numéro de démagogie habituel. « Tu vas voir, je vais l’appeler moi ton patron ! Je vais lui expliquer la vie ! Crois moi, tu vas en bouffer des heures supp’ ! ». On imagine le choc pour le président. LA mesure phare du quinquennat ne fonctionne pas. On résume : pas de solution face au chômage (si ce n’est attendre que la gentille croissance revienne), et une solution plus que bancale pour le pouvoir d’achat.
Bilan de la soirée, Nicolas Sarkozy avait réponse à tout mais n’avait de solution pour quasiment aucun des problèmes soulevés par les onze Français. Les téléspectateurs auront pu noter qu’il connait les dossiers. Il aura droit à une image et peut-être même un petit bisou de Carla sur le front. Quant aux Français, ils peuvent être fier d’avoir un Président capable de gagner à Questions Pour Un Champion. En attendant, qu’ils souffrent en silence. Il ne faut pas gâcher le moment de joie qui attend le Président le jeudi suivant ! A moins que…
A moins que la justice n’ait décidé de s’affranchir des velléités présidentielles. Si Nicolas Sarkozy a effectivement la possibilité de peser de tout son poids sur le parquet (qui dépend, rappelons-le, de la Garde des Sceaux), il reste impuissant face aux juges, qui ont décidé de faire leur métier, tout simplement. Et ce jeudi 28 janvier, le Président a eu droit au pire cadeau d’anniversaire qui soit : Villepin est relaxé ! L’humiliation absolue pour Nicolas Sarkozy qui s’était acharné depuis 5 ans à répéter à tout bout de champs – quitte à défier la présomption d’innocence dont il est le garant – que Villepin était le coupable, que lui était la victime, et que la justice le prouverait.
Et pourtant, après ce jugement, Sarkozy s’est pris les pieds dans son croc de boucher. Tout le monde ne parle que de ça, même à l’étranger. Villepin a gagné. Point de manipulation anti-Sarkozy dans l’affaire Clearstream. La thèse de l’ancien premier Ministre l’a emportée, cette affaire n’est qu’une affaire industrielle, un règlement de compte au sein d’EADS. Villepin triomphe… jusqu’au lendemain. Sarkozy n’a pas tardé à agiter la seule corde du pouvoir qu’il a en sa possession dans cette affaire : le parquet. Ainsi, appel il y aura. Dommage pour le président, la presse s’est alors empressée de relayer les accusations de Dominique de Villepin sur l’acharnement d’un président aveuglée par sa haine envers son meilleur ennemi. Accusations que la presse et de nombreuses personnalités politiques reprennent à leur compte.
Mais Villepin a prévenu : il ne tombera pas dans « le piège » qui lui est tendu, celui des querelles historiques de la droite. En bon gaulliste, il préfère aller à la rencontre des Français. Sur le plateau du Grand Journal (voir la vidéo ci dessous), il explique : "ce n'est pas parce que Nicolas Sarkozy veut me trainer dans la boue que je répondrai". Reste à voir dans les mois qui viennent si l’ancien Premier ministre tiendra parole…






