Le plus simple en premier : les taxis. Les belles voitures avec GPS et compteur que vous voyez à Paris, ça n'existe pas ici. A Lima, un taxi ressemble le plus souvent à ce genre d'engin :
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Et croyez-moi, c'est pas plus beau à l'intérieur ! J'essaierai de prendre des photos la prochaine fois. D'abord, oubliez le concept de ceinture de sécurité. Elles ont le plus souvent disparu de la voiture, malgré les multiples auto-collants que l'on voit dans les taxis incitant les passagers à mettre leur ceinture. En réalité, seuls les sièges à l'avant ont la ceinture.
Quant au prix, il est souvent bien dérisoire (mais assez cher par rapport aux autres moyens de transport de la ville). Le principe est l'inverse du nôtre : vous décidez du prix de la course avant d'entrer dans le taxi, avec négociations s'il vous plaît ! Par exemple, pour aller au Parque Kennedy à Miraflores, je paye entre 7 et 9 soles (soit entre 1€60 et 2€10) pour un trajet d'environ 15-20 minutes. Et oui, le prix d'un ticket de métro parisien pour 20 minutes de taxi !
Mais il faut prendre en compte un élément non négligeable : l'absence de GPS. Il est dans votre intérêt de savoir où se situe exactement votre destination car si le taxi ne la connait pas, il ne pourra pas vous y amener ! Un exemple : pour rentrer chez moi, si je dis au Monsieur "Jiron Bacaflor por favor", je ne suis pas au bout de mes peines ! Il faut connaitre les grandes avenues autour et avoir des points de repère. Et surtout, il faut maitriser le système des cuadras, un peu comme les blocs aux Etats-Unis. Sur cette carte (merci Google map), vous voyez mon quartier (je vis dans le carré rouge, situé dans l'encadré rouge) et les fameuses cuadras :
Bref, prendre un taxi pour aller dans des endroits connus, c'est simple. Pour aller à Baca Flor, c'est plus compliqué ! Il n'est d'ailleurs pas impossible que le taxi se perde (j'en sais quelque chose !).
Mais il n'y a pas que les taxis à Lima ! Il y a aussi le transport public, avec ses combis, ses micros et ses bus ! Une combi, c'est ça :

Ca a l'air pourri à l'extérieur ? Dîtes-vous que ça l'ait encore plus à l'intérieur. Evidemment, c'est à la taille des Péruviens qui ne sont pas aussi grands que les Européens. Généralement, je ne tiens pas debout dans les combis. D'ailleurs, lorsque j'ai voulu m'acheter des sandales, j'ai du me résigner à prendre du 43-44 alors que je fais du 45 (trop dure la vie !) pour la simple et bonne raison qu'il n'y pas ou presque de 45 ici ! Mais revenons-en à notre combi (un micro, c'est la même chose mais un poil plus grand). Sur ce blog, on y trouve la description parfaite de ce qu'est une combi :
"Una combi es un medio de transporte tan veloz como una montaña rusa y tan
seguro como saltar de un puente, pero sin arnés." (Une combi est un moyen de transport aussi rapide que des montagnes russes et aussi sûr que de sauter d'un pont, mais sans harnais)
Elles s'arrêtent quand vous le lui demandez (en criant baja! baja!), aux esquinas le plus souvent, c'est-à-dire aux coins de rue. Très souvent blindées, elles sont pourtant très nombreuses à Lima et passent très régulièrement, sauf dans quelques endroits où elles sont interdites comme à la Plaza Mayor dans le centre de Lima. Deux personnes travaillent dans chaque combi, le chauffeur évidemment, mais aussi une autre personne, le cobrador qui sert à la fois de contrôleur et de GPS. A chaque fois que la combi s'arrête, cette personne sort et crie les destinations desservies.
Dans les combis, le prix n'est pas négociable. En général, ça vous coûtera entre 50 centimes et 1,50 soles (soit 11 à 35 centimes d'euros). Pour aller à ma fac, ça me coûte 1 sol (24 centimes environ) pour 15 mn de transport.
Le même principe s'applique aux bus, sauf qu'ils sont moins nombreux et font des distances plus longues.
Evidemment, que ce soit en taxi, en combi ou en micro, le transport péruvien se fait presque toujours sur un fond de salsa ou de cumbia ! Sans oublier les klaxons, sorte de coutume locale. On s'y habitue à force... Je crois que les gens ici ont développé une sorte de langage avec les klaxons. Lorsque vous marchez dans la rue, vous vous faites klaxonner. Ce n'est rien d'autre qu'un taxi qui veut savoir si vous cherchez un taxi. Les combis se klaxonnent entre elles, pas pour se saluer mais plutôt pour dire "PLUS VITE ! DEGAGE ! POUSSE TOI !" entre autres banalités. Sans compter qu'elles font la course entre elles... Mais rien de très effrayant ! :D
Voilà, j'ai à peu près fait le tour du transport à Lima. J'essaierai de filmer la scène devant ma fac, la Catolica, ça vaut vraiment le détour ! Mais en attendant, je vous propose de voir cette video ainsi que ce petit documentaire sur les combi (pour ceux qui ne comprennent pas l'espagnol, les images montrent bien la réalité de la chose) :
A bientôt pour de nouvelles aventures !

La description est juste excellente !
RépondreSupprimerA Buenos Aires, les ceintures de sécurité n'existent pas non plus, mais les taxi savent où ils vont généralement.
La conduite est folklo, les compagnies de bus sont privées, elles se battent pour gagner des clients et, dans les bus, les arrêts desservis ne sont marqués nulle part donc chaud pour s'arrêter où tu veux !